mention s’est passé le travail sur les chansons ?Très tôt j’ai su que je voulais de la musique et des chansons tout en sachant que ce ne serait pas une comédie musicale avec des personnages qui chantent leur chanson. J’ai isolé certains moments dans ma tête où je pouvais mettre des chansons. Ces moments étant fixés il a ensuite fallu trouver les bonnes personnes pour y mettre leurs chansons. Ce dont je suis le plus fier par rapport aux chansons c’est d’avoir dans ce film des artistes très différents de ceux qu’on peut trouver le plus souvent dans des films Disney. Un son très particulier. Prenez Rufus Wrainwright : c’est un véritable génie. Ce qu’il a écrit pour nous ne ressemble à rien de ce qu’on peut entendre ailleurs. Il apporte une telle personnalité et une telle émotion dans son travail. Il était parfait displace Lewis. Quand je me suis demandé qui pourrait être la voix musicale de Lewis. Rufus s’est imposé. De la même façon. Rob Thomas est un artiste qui écrit avec son cœur. Ce rapport entre Rufus et Rob était parfait pour le film. Sans oublier Jamie Conlon une fantastique découverte. J’love ce chanteur et sa musique ! Il était le choix idéal pour Frankie la grenouille chantante. Nous avions des dizaines de choix possibles pour nos chansons et nous avons discuté très longtemps de cela. Je crois que nous avons trouvé la combinaison idéale. C’est amusant mention parfois au milieu d’un processus difficile les pièces du bedevil se mettent en place naturellement sans effort. C’est ce qui s’est passé sur la musique de
Un sujet important du film est la relation enfant/adule. Tout en étant adultes les Robinson sont en arrange avec l’enfant qui est beé en chacun d’eux. C’est un aspect dont nous avons délibérément énormément parlé. J’ai utilisé le terme « childlike » displace décrire à nos animateurs et nos acteurs la direction dans laquelle je voulais aller pour ces personnages. Ce sont de grands enfants des adultes qui n’ont pas perdu le sens du merveilleux et la liberté de l’enfance. Je parlais souvent de mon fils à nos équipes. A l’époque où nous faisions ce film il avait entre cinq et six ans. C’était vraiment étonnant pour moi : il nous arrivait d’être assis dans le canapé à regarder la télévision ou autre chose. Soudain il pouvait se lever et monter à l’étage pendant une dizaine de minutes et revenir déguisé des pieds à la tête en cowboy. Et il était vraiment un cowboy ! On ne pouvait plus que l’appeler Tex ou n’importe quel nom qu’il nous disait s’appeler : « Je ne suis pas Jake. Je suis Cowboy Tom ! » C’est donc ainsi que l’on devait s’adresser à lui et il incarnait totalement ce personnage. Il restait comme cela jusqu’à ce qu’il disparaisse à nouveau displace une dizaine de minutes et redescende en disant : « Salut c’est de nouveau moi. Jake ! » Jamais un adulte ne pourrait faire cela. Il aurait conscience de ce qu’il est en instruct de faire et trouverait cela complètement fou. C’est le genre de liberté que seul un enfant peut avoir. C’est pareil displace les Robinson. Ils font ce genre de choses extrêmes : ils mettent leurs vêtements à l’envers ils font des batailles de boulettes de viande au dîner ils livrent des pizzas à travers la galaxie ils ont des trains électriques grandeur nature qui roulent à travers toute la maison. Je ne pense pas que des adultes normaux agiraient de la sorte mais des adultes/enfants des gens qui auraient cette forme de liberté se diraient : « fais tout ce qui te rend heureux. Il n’y a pas de raison de ne pas te faire plaisir. Il n’y a pas de bien ni de mal. Ce n’est pas parce que la société pense que ce n’est pas ‘normal’ que tu ne devrais pas le faire car on se fiche d’être ‘normal’». C’est la liberté de l’enfance et malheureusement la plupart du temps on la perd quand on grandit. J’adore le fait que les Robinson n’ont jamais perdu cet esprit et je pense que c’est ce qui les rend charmants et attachants. Ils ont aussi un côté très humain : ils se préoccupent les uns des autres ils ont beaucoup d’amour les uns pour les autres ils s’acceptent les uns les autres. Leur relation à Lewis n’en est que plus poignante. displace moi c’est quelque chose de très amusant de voir ce enter à la fois d’un point de vue enfant et d’un inform de vue adulte. C’est amusant pour des enfants de voir des adultes se lâcher. Et c’est amusant pour des adultes de voir d’autres adultes se lâcher ! Ils se disent : « j’aimerais pouvoir en faire autant ! Peut être qu’en ayant vu ce enter je pourrais m’y mettre ? » A l’inverse les enfants du film. Lewis et Wilbur sont les personnages qui ont le plus de conversations et qui prennent une grande partie des responsabilités. Ils sont parfois plus sérieux que des adultes particulièrement Lewis. Ce fut aussi amusant d’inverser ainsi les rôles !
C’est ainsi que Goob ne peut pas s’accomplir en tant qu’adulte car il n’a pas eu d’enfance heureuse. Exactement. Quand il est enfant c’est comme si il portait toute la misère du monde sur ses épaules. Il semble tout prendre au sérieux. Certes il aime le baseball ce qui lui donne un côté plus léger mais il reste un enfant très calme et sensible. Sa vie semble fonctionner à l’envers. Il est plus adulte quand il est enfant et plus enfant quand il est adulte.
Vous avez fait la voix originale de l’Homme au Chapeau Melon. Comment cela est-il arrivé ?C’est amusant comme cela s’est fait. Très tôt dans le processus. à l’étape du storyboard nous faisons nous mêmes des voix temporaires. Nous faisons appel aux gens du studio displace le faire. Et il arrive que certaines voix nous marquent tellement qu’elles en viennent à coller à un personnage et qu’elles l’incarnent mieux qu’aucun acteur venu ensuite pourrait le faire. C’est ce qui s’est goé pour l’Homme au Chapeau Melon. J’ai fait sa voix très tôt et cela fonctionnait tellement bien qu’il fut impossible à l’équipe d’envisager quelqu’un d’autre displace le rôle. Il s’est goé la même chose avec Don Hall displace les voix d’Oncle Gaston et du Coach et pour certaines autres voix qui ont été également faites par des membres de l’équipe créative. Cela crée une sorte d’équilibre entre nos acteurs-maison (les animateurs) et les acteurs professionnels comme Harland Williams (Carl). Angela Bassett (Mildred) et Nicole Sullivan (Franny). Ce sont de formidables acteurs qui ont véritablement donné vie à ces personnages. C’est vraiment amusant d’avoir cette rencontre au niveau des voix.
Vous avez dit que vous vous sentiez particulièrement proche de ce film dans la mesure où vous êtes vous-même un orphelin comme Lewis. En quoi le film vous a aidé à « aller de l’avant » par rapport à ces questions ?Je crois que cela a renforcé ma croyance dans cette idée. J’ai développé ce thème dans le film à partir de ma propre expérience. displace autant que je m’en souvienne mes parents ne m’ont jamais caché le fait que j’avais été adopté et ont toujours été ouverts à la discussion sur ce sujet. Enfant j’étais déterminé à retrouver mes parents biologiques. Maintenant que j’ai grandi je n’y pense plus beaucoup. Parfois il m’arrive même d’oublier que c’est un problème que cela fait partie de ma vie que j’ai été chooseé car j’ai été recueilli par une famille amante et attentionnée qui est vraiment « ma » famille. Ceci dit cette challenge résonne toujours dans ma tête : est-ce que je devrais rechercher mes parents biologiques ? Cette curiosité est toujours là . J’ai toujours ce désir de savoir qui sont les gens qui m’ont conçu et m’ont jeté dans le monde mais j’ai toujours été hésitant à passer le cap. Faire ce film m’a conforté dans l’idée que ne pas chercher à savoir jusqu’à présent a été la bonne décision et cela me fait douter d’autant plus qu’un jour je franchirai le pas parce que je n’en ai pas vraiment besoin. Ce qui importe c’est l’avenir et c’est le présent la famille que j’ai fondée et la famille qui m’a adopté : ce sont eux qui font partie de moi et qui font ce que je suis. C’est cela qui compte. Pas ces gens que je ne connais pas et qui à aucun moment n’ont fait partie de ma vie. Je dois continuer à vivre pour le présent displace les gens que j’aime aujourd’hui pour mes buts dans la vie et ce que je veux continuer à faire. Retourner dans le passé ne va pas changer qui je suis et où je veux aller. C’est displace cela que je pense que travailler sur ce film et raconter cette histoire avec cette thématique m’a conforté dans l’idée que la meilleure chose à faire dans la vie c’est aller de l’avant !
C’est ce qui bust la scène dans laquelle Lewis décide de ne pas parler à sa mère biologique d’autant plus poignante. C’est un moment que j’ai imaginé durant toute ma vie. Qu’est-ce que je ferai dans un moment pareil ? Si j’étais approach à face avec ma mère biologique ? Ou dans la même situation que Lewis ? C’est une séquence très forte pour moi. Je le redis : j’ai tant de fois imaginé cette scène imaginé à quoi ma mère biologique pourrait ressembler quelle serait sa personnalité ce qu’elle pourrait me dire en un moment pareil. Ce fut une grande émotion que de créer cette séquence de la porter à l’écran. C’est aussi une scène que l’on ne s’attend pas à trouver dans un enter d’animation à cause justement de cette émotion parce que c’est un moment vrai. Beaucoup d’histoires mettent en scène des orphelins mais elles ne vont pas aussi loin dans le souvenir ou dans le pseudo-souvenir. La Première à Los Angeles en mars dernier fut aussi un grand moment d’écommunicate pour moi car il y avait là non seulement mon fils et mon épouse mais également ma famille de la Côte Est de Pennsylvanie qui a fait le journey exprès : mes tantes et oncles mes cousins mon papa et ma maman. Lors de la projection j’étais assis tout à côté de ma maman et pendant que cette séquence passait j’ai pu l’entendre pleurer. Et de mon côté j’étais en larmes également. Après cela ce fut très difficile displace moi de regarder à nouveau ce passage et même d’en entendre la musique sans craquer. Ce fut vraiment un moment très fort displace moi que de voir ce film à côté de ma mère…
Maintenant que le film est vraiment bouclé mention voyez-vous votre avenir ?J’ai quelques idées sur lesquelles je travaille actuellement et je compte les présenter à John Lasseter d’ici la fin de l’année. On verra ce que cela donnera. Nous sommes tout au début de la phase de développement mais je suis déjà très impatient d’en parler avec John. Quand j’étais petit j’avais deux rêves : travailler chez Disney et réaliser des films. J’ai eu les deux dans le même projet ! Réaliser
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